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Comment bien choisir votre solution transport

Bien choisir sa solution transport

Optimiser l’acheminement des marchandises consiste à choisir la bonne solution transport, à savoir :

LA REGLE
INCOTERMS

+

LE MODE DE
TRANSPORT ET L’ITINERAIRE

+

L’EMBALLAGE ET
LE MARQUAGE
+ L’ASSURANCE
TRANSPORT

+

 LE PARTENAIRE DU TRANSPORT

CHOISIR LE MODE DE TRANSPORT…

Maritime

  • Avantages :
    • peu cher
    • incontournable pour les transports en quantités
    • diversité et adaptation des navires et péniches
  • Inconvénients :
    • lent
    • deux ruptures de charge avec manutentions brutales
    • assurance et emballage plus chers • pré et post acheminement souvent plus onéreux
    • immobilisations financières en cours de route
    • obligation de stock
    • espacement des liaisons (fréquences)
  • A Choisir en priorité pour :
    • les envois volumineux
    • le vrac
    • les marchandises dangereuses
    • le « Grand Export »
    • les marchandises pouvant supporter un long trajet
    • les marchandises ne pouvant pas se « permettre l’avion » car à faible valeur ajoutée

    ⇒ S’adapte à tous types de produits hors opérations urgentes.

Aérien

  • Avantages :
    • très rapide
    • sécurité des manutentions
    • assurance et emballage moins chers
    • pré et post acheminements courts
    • économie sur les frais financiers
    • économies sur les stocks
    • fréquence des liaisons
    • accessibilité à toute région
  • Inconvénients : 
    • cher
    • capacité de transport limitée
    • inapte aux transports de masse
    • interdit à certains produits dangereux
    • deux ruptures de charge
  • A Choisir en priorité pour : 
    • les marchandises sensibles, chères et pressées
    • les rotations rapides de stocks
    • lorsque les infrastructures routières sont de mauvaise qualité

    ⇒ Particulièrement utilisé pour le transport des objets manufacturés et par les expressistes (DHL Express, Fedex, UPS, TNT…).

Routier

  • Avantages :
    • très souple
    • rapide
    • pas de rupture de charge pour les camions complets
    • accessibilité à toute région
  • Inconvénients : 
    • saturation des circuits, accidents fréquents
    • peu apte aux transports de masse
  • A Choisir en priorité pour : 
    • tous types de marchandises
    • les transports européens

    ⇒ Pour une livraison en porte à porte avec un minimum de rupture de charge. Utilisé par les expressistes en complément de l’aérien

Mais aussi…

  • Le transport ferroviaire notamment pour le transport de masse et lorsque l’entreprise dispose d’un embranchement particulier… en attendant un meilleur service du fret ferroviaire accessible à tous.
  • Le transport fluvial : certes plus long, mais plus écologique et proposant de grandes capacités de transport. A développer lorsque l’entreprise se trouve sur un axe de circulation desservi par le fluvial.
  • Le transport multimodal : transports combinés rail-route, fluvio-maritime, route-mer grâce aux navires rouliers roll-on/rolloff (RO-RO), mer-air (sea-air)…

 

Le transport maritime

  • Convention : 
    • Convention de Bruxelles (Règles de la Haye) de 1924, Règles de Hambourg de 1992.
    • Les règles de Rotterdam de 2009 devraient, à terme, remplacer les précédentes conventions.
  • Limites de responsabilité :
    • En cas de sinistre transport, remboursement à hauteur de 667 à 875 DTS* par colis ou 2 à 3 DTS/kg selon la convention.
    • Une présomption de responsabilité pèse sur le transporteur. Il peut s’exonérer de sa faute en invoquant les différentes causes d’exonération édictées par la convention (cas de force majeure, acte d’assistance et de sauvetage, avarie commune, …)
  • Tarification : 
    • Rapport poids/volume : 1 t = 1 m3
    • Groupage : prix à l’UP (unité payante), soit la tonne ou le mètre cube, à l’avantage du navire. Exemple : lot de 9 t et 6 m3 à destination du Mexique : fret à 80 € l’UP, soit 80 x 9 tonnes = 720 €. Facturer sur 9 étant plus intéressant pour le navire que sur 6.
    Conteneur complet : forfait au conteneur en fonction du trajet et de la capacité de chargement (20’ contenant environ 30 m3 ou 40’ contenant environ 65 m3).
    • Correctifs possibles :
                   • CAF : currency adjustment factor (fluctuation de la devise),
                   • BAF : bunker adjustment factor (surtaxe fuel),
                   • Taxe de retour à vide, taxe pour risques de guerre, pour colis lourd, pour marchandises dangereuses, Taxe pour «peak season», taxe pour                 «low sulfure fuel»…
    • En fonction de l’Incoterm : pré-acheminement au port, post-acheminement destination finale, forfaits de chargement
    et de déchargement…
  • Titre de transport : 
    • Le connaissement maritime – Bill of Lading émis par la compagnie maritime ou son agent.
    • C’est un titre représentatif de la marchandise. Pour avoir le droit de se porter réclamateur de la marchandise auprès de la compagnie maritime, le destinataire doit récupérer et présenter un original du bill of lading où il apparaît dans la case destinataire/consignee .
    • Le Bill of lading est négociable : possibilité de changer de destinataire en cours de route, par voie d’endossement (mention au dos du document), et lorsque le premier destinataire/consignee est porté « à ordre de ».
    • Il est une preuve du contrat de transport et atteste généralement de la mise à bord sur le navire (on board). Il permet de préciser les coordonnées de la personne à informer de l’arrivée du navire (case notify).
    • Ocean B/L : expédition de port à port.
    • Connaissement direct ou Through bill of lading (TBL). Couvre un pré ou post-acheminement pour lequel la compagnie est simple mandataire du chargeur (responsabilité réduite).
    • Connaissement de transport combiné ou Combined transport bill of lading (CTBL) ou Door to Door. Emis par la Cie de transport lorsqu’elle assume aussi la responsabilité d’un pré-et/ou d’un post-acheminement. Peut indiquer la seule date de prise en charge des marchandises en lieu et place de la date de mise à bord. Très utile en cas de vente sous règle Incoterms® FCA.
    • Connaissement FIATA (Fédération Internationale d’Associations de Transitaires et Assimilés) – Negociable FIATA bill of lading (FBL). Emis par un commissionnaire de transport.
    • Express Bill of Lading ou seawaybill : pour permettre au destinataire de retirer la marchandise en-dehors de l’émission d’un jeu d’originaux. Situation de confiance entre les parties.
    • Forwarder’s certificate of receipt (FCR) : attestation de prise en charge des marchandises en bon état apparent, par le commissionnaire de transport au port d’embarquement, avec engagement d’expédier au destinataire/consignee. Très utile en cas de vente sous règle Incoterms® FCA.

⇒ DTS : Droit de Tirage Spécial, monnaie du FMI. Septembre 2016, 1 DTS = 1.25 EUR

Le transport aérien

  • Convention : 
    • Convention de Montréal de 1999 entrée en vigueur en France en 2004.
    • La convention de Varsovie (1929) pour les pays qui n’ont pas ratifié la Convention de Montréal.
  • Limites de responsabilité :
    • En cas de sinistre transport, remboursement à hauteur de 19 DTS/kg* maxi. Au-delà si déclaration de valeur ou intérêt spécial à la livraison.
    • Certaines causes peuvent exonérer le transporteur (notamment le cas de force majeure).
  • Tarification : 
    • Rapport poids/volume : 1 t = 6 m3.
    • Taxation dégressive par tranche de poids, avec des minimum de taxation.
    • Tarification à l’avantage du transporteur, soit sur le poids réel, soit sur le poids équivalent au rapport poids/volume de l’aérien. Exemple : lot de 1 t et 10 m3 au tarif de 5 €/kg. Facturation sur poids volumétrique de 10 m3/6 = 1,6 t x 5 €/kg, soit 8000 € (et non pas 1t x 5 €/kg).
    • Règle du « Payant Pour » : il peut être intéressant d’accepter de payer pour le poids minimum de la tranche supérieure, à un taux plus intéressant.
    • Surcharges : la taxe de sûreté, CAF : currency adjustment factor (fluctuation de la devise), BAF : bunker adjustment factor (surtaxe fuel)…
    • En fonction de la règle Incoterms® : pré-acheminement à l’aéroport, post-acheminement destination finale, taxe de sûreté aéroportuaire…
  • Titre de transport : 
    • La Lettre de Transport Aérien – Air Way Bill émis par la compagnie aérienne via le transitaire aérien.
    • Elle atteste de la prise en charge des marchandises par la compagnie aérienne et des conditions du transport.
    • Emise sous forme non négociable : la marchandise sera remise au destinataire porté dans la case consignee.
    • En cas de groupage : LTA de consolidation (Master Air Way Bill) émise par la compagnie aérienne pour l’ensemble des lots remis par un groupeur. Chaque chargeur recevant un extrait : une LTA de groupage (House Air Way Bill) émise sur en-tête du groupeur.

Le transport routier

  • Convention : 
    • Convention Marchandises Route « CMR » de 1956.
  • Limites de responsabilité :
    • En cas de sinistre transport, remboursement à hauteur de 8.33 DTS/kg* maxi. Au-delà si déclaration de valeur ou intérêt spécial à la livraison.
    • Certaines causes peuvent exonérer le transporteur.
  • Tarification : 
    • Rapport poids/volume : 1 t = 3 m3, en théorie.
    • Groupage : dans la pratique, les transporteurs taxent sur une base de 1 m3 = 250 kg ou à l’utilisation du mètre plancher (mètre linéaire), ou à la palette.
    • Taxation dégressive par tranche de poids, avec des minimum de taxation.
    • Tarification soit sur le poids réel, soit sur le poids équivalent au rapport poids/volume du transporteur.
    • Camion complet : forfait au camion complet en fonction de la capacité et du trajet.
    • Surcharges conjoncturelles : surtaxe gasoil.
    • En fonction de l’Incoterm : pré-acheminement à la plateforme multimodale, post-acheminement destination finale…
  • Titre de transport : 
    • La lettre de voiture internationale, communément appelée : CMR, normalement remplie par le chargeur, fréquemment remplie par le transporteur.
    • La CMR atteste de la prise en charge des marchandises par le transporteur en vue de son expédition vers le lieu convenu.
    • Emise sous forme non négociable.
    • La CMR doit être signée par les 3 parties : expéditeur, transporteur, destinataire.

⇒ DTS : Droit de Tirage Spécial, monnaie du FMI. Septembre 2016, 1 DTS = 1.25 EUR

Les partenaires de transport

  • Le transporteur : 
    • Propriétaire du moyen de transport.
    • Réalise le transport.
    • Emet généralement le titre de transport et la déclaration de sûreté/sécurité le cas échéant (à des fins douanières).
    • Généralement contacté par un transitaire ou un commissionnaire de transport.
  • Le transitaire mandataire :
    • Intermédiaire du transport et prestataire de services.
    • Reçoit et réexpédie les marchandises sur instruction du mandant.
    • Type de services : organisateur de transport – emballage – documentation import, export, transport – assurance -manutention – dédouanement – entreposage…
    • N’a pas le choix des sous-traitants. Il répond d’une obligation de moyens mais ne répond pas de leurs défaillances.
    • Dispose d’un droit de rétention sur la marchandise en cas de frais impayés. Mais son droit de rétention est limité aux créances afférentes à l’expédition concernée.
    • Relèvent de ce statut : le transitaire portuaire et aéroportuaire, le consignataire de marchandise, le courtier de fret maritime, fluvial, l’agent de fret aérien qui signe les LTA pour le compte des compagnies aériennes…
  • Le commissionnnaire de transport : 
    • Intermédiaire du transport. Communément appelé « transitaire » également !
    • Organise et coordonne, pour le compte d’un donneur d’ordre, le transport avec les sous-traitants de son choix.
    • Type de services : les mêmes que ceux du transitaire-mandataire.
    • A une obligation de résultats. Est responsable vis-à-vis de l’expéditeur de ses propres fautes comme de celles des prestataires auxquels il a fait appel.
    • Bénéficie d’une créance privilégiée sur la valeur de la marchandise qui lui est confiée.
    • Peut se rembourser pour les créances relevant d’opérations antérieures.
    • Relèvent de ce statut : le groupeur (de fret aérien, routier, maritime), l’organisateur de transports multimodaux, le commissionnaire de transport maritime, l’affréteur routier…
  • Le commissionnaire agréé en douane ou Représentant en douane enregistré : 
    • Déclarant en douane, il réalise les formalités douanières pour le compte des entreprises, en représentation directe (RD) ou indirecte (RI).
    • Pour agir en RD (au nom et pour le compte d’autrui), il devait détenir un agrément en Douane ainsi que des procurations de ses clients ; ces derniers restant responsables vis-à-vis de la Douane, notamment en matière de paiement des droits et taxes à l’import. Le nouveau Code des Douanes de l’Union a décrété la fin du monopole des commissionnaires sur la RD à partir du 1-5-2016.
    • En RI (en son nom et pour le compte d’autrui), le déclarant en douanes reste co-débiteur avec l’entreprise vis-à-vis de la Douane.
    • A partir du 1-5-2016, toute personne enregistrée en tant que représentant en douane peut effectuer les formalités et actes douaniers en représentation directe ou indirecte. JORF n°103 du 3-5-2016-texte n° 30.
    • Dans tous les cas, il est de la responsabilité des importateurs et exportateurs de transmettre des instructions précises à leur Représentant en Douane Enregistré qui saurait se prévaloir d’instructions erronées ou insuffisantes.
    • Combine souvent cette activité avec une fonction de mandataire ou de commissionnaire de transport.

⇒ Relations avec les commissionnaires de transport : le contrat-type permettant de régir les relations entre le commissionnaire de transport et son
client approuvé par décret n°2013-293 du 5 avril 2013.
⇒ Il s’applique de plein droit dans les cas où aucune convention n’a été conclue entre les parties ou à défaut de réponse précise dans la convention
conclue. Téléchargeable sur www.legifrance.gouv.fr
⇒ Il contient différentes clauses relatives notamment aux obligations des parties, à l’étiquetage et à l’emballage des marchandises, au prix des prestations, à la livraison des marchandises, aux délais de paiement, à la responsabilité des cocontractants, au flux documentaire et d’informations.

Sélectionner son commissionnaire de transport

Le choix du prestataire dépend de sa capacité à :

  • Conseiller son client en matière d’import/export ou collaborer avec le consultant extérieur
  • Proposer des innovations pour améliorer ses prestations et les échanges avec son client
  • Accompagner son client dans la recherche des solutions-transport adéquates
  • Transporter le type de marchandise confiée
  • Privilégier la relation commerciale et mettre l’accent sur la satisfaction client
  • Gérer les litiges et sinistres liés à sa prestation
  • Proposer des outils de tracing des lots
  • Fournir les documents requis dans les temps et conformes aux exigences du client
  • Offrir des tarifs compétitifs
  • Maîtriser ses sous-traitants
  • Maîtriser le mode de transport requis
  • Contrôler la chaîne du transport sur les régions traversées, grâce à un réseau fiable de correspondants
  • Répondre aux besoins et attentes du client en matière de services annexes (douanes, assurance, emballage, groupage, OEA…)

Mettre en concurrence les prestataires

Pour les flux ponctuels au cas par cas :
• Après avoir répertorié les prestataires les plus performants sur le couple « marchandises/flux géographiques ».
• Via des demandes de cotation (3 maxi par opération).

Pour les flux réguliers :
• Une fois par an ou tous les deux ans en fonction de l’envergure des flux.
• Via un appel d’offres accompagné d’un cahier des charges.
• En pérennisant la relation, l’entreprise cliente bénéficie de meilleurs tarifs, de remises de fidélité et gestes commerciaux en cas de litiges ; le prestataire a une connaissance plus pointue des flux et des attentes de son client.

Pour toute demande de cotation ou pour les besoins de l’opération à réaliser, le prestataire a besoin de connaître au minimum les informations suivantes :
• Nature et caractéristiques de la marchandise (dont nomenclature douanière).
• L’essentiel du colisage : nombre de colis, poids brut, volume. Dimensions des colis si exceptionnelles.
• Les lieux et dates d’enlèvement et de livraison finale.
• La règle Incoterms® suivi du lieu de destination convenu.
• Les caractéristiques du transport.
• L’étendue des services demandés.
• Toute information particulière propre à l’exportateur ou au destinataire.
• Toute information exigée dans le cadre de la sûreté/sécurité.
• Liste des informations/documents transmis au prestataire et exigés en retour.

ASTUCE :

Le commissionnaire de transport : un partenaire de choix en commerce international.
Son rôle : organiser totalité ou partie du transport international, en fonction de l’Incoterm négocié.
Pérenniser la relation, mais le maintenir en alerte en le mettant régulièrement en concurrence.
Lui transmettre des informations précises via une lettre d’instructions.

 

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© Madeleine Nguyen-The – Septembre 2016 – www.international-pratique.com
Extrait des Pense-pas-Bête d’International Pratique